Archiprêtre Emilien Pochinok nous partage ses réflexions :

« Le 10 avril 2026, à la cathédrale de l’Exaltation de la Croix à Genève, nous avons vécu ensemble l’un des moments les plus profonds et bouleversants de la vie de l’Église : la sortie du Linceul.

Le Linceul représente le Seigneur Jésus-Christ déposé au tombeau. Lorsqu’il est porté hors de l’autel, le cœur s’arrête un instant : devant nous se tiennent le silence du Vendredi saint, la douleur de la Croix et l’amour de Dieu pour l’homme.

La procession avec le Linceul n’était pas seulement un rite, mais une expérience vivante. Nous marchions avec des bougies, dans la prière et le silence… comme si nous accompagnions nous-mêmes le Sauveur vers le tombeau.

En ces instants, on comprend que la foi n’est pas seulement des mots, mais un chemin du cœur — un chemin qui passe par la souffrance, mais qui conduit à la lumière de la Résurrection.

Et ce jour-là, la prière naissait d’elle-même — du plus profond de l’âme, de la douleur, mais aussi de l’espérance…

Peut-être est-ce justement dans ces moments que l’homme se rapproche le plus de Dieu. »