Kondakion du paralytique, ton 3

Par Ta divine sollicitude, Seigneur, relève mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés et d’actions insensées, de même que jadis Tu as relevé le paralytique, afin que sauvé, je Te clame : ô Christ miséricordieux, gloire à Ta puissance.

Kondakion du paralytique, ton 3

Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Le Christ est Ressuscité !

L’Évangile d’aujourd’hui nous parle d’un homme qui attendait la guérison depuis trente-huit ans.
Il était couché près de la piscine, espérant que sa vie changerait un jour.

Mais toute sa souffrance se résume dans ces mots simples :
« Je n’ai personne ».

Frères et sœurs,
ce ne sont pas seulement des paroles du passé —
c’est aussi la réalité de beaucoup de personnes aujourd’hui.

Nous vivons les uns à côté des autres,
mais souvent nous restons seuls.
Nous avons des possibilités,
mais il nous manque l’amour et la compassion.

Et voici que le Christ s’approche de cet homme.
Sans attendre un miracle, sans demander d’explications,
Il lui pose une question :
« Veux-tu être guéri ? »

Cette question s’adresse à chacun de nous.

Car parfois, nous nous habituons à notre faiblesse.
Parfois, il est plus facile de rester comme nous sommes
que de changer.

Alors résonnent les paroles du Christ :
« Lève-toi, prends ton lit et marche ».

Ce n’est pas seulement une guérison du corps —
c’est un appel à une vie nouvelle.

Le Christ ne vient pas quand tout est prêt,
mais quand le cœur est prêt à entendre.

Il est plus proche de nous que nous ne le pensons
et Il attend notre réponse.

Et chacun de nous est appelé à devenir cette personne pour l’autre —
celui qui soutient, qui aide, qui ne laisse pas seul.

Car il est plus facile de détruire que de construire,
plus facile de blesser que de pardonner,
plus facile de repousser que d’aimer.

Mais le Christ nous appelle à l’amour
qui relève et qui donne la vie.

Écoutons Sa voix
et trouvons la force de nous lever et de marcher.

Et que Dieu soit dans notre cœur
comme sens, direction et vie.

Amen.

LE DIMANCHE DU PARALYTIQUE

Selon les explications du synaxaire, la commémoration de la guérison du paralytique ce dimanche s’explique par le fait qu’elle eut lieu durant la période de la Pentecôte juive.

Dans la guérison du paralytique, la sainte Eglise voit l’image du renouveau de la vie de toute l’humanité par la Résurrection du Christ : «Le Christ est ressuscité des morts… renouvelant en Lui-même la nature corrompue de notre race». Avec cela, l’Eglise, nous rappelant la paralysie de notre âme par les péchés, appelle chacun d’entre nous à s’écrier: «O Très-Bon guéris mon âme malade depuis de nombreuses années, tout comme Tu guéris jadis le paralytique, afin que je suive Tes pas, comme Tu l’as montré à ceux qui T’aiment».

St Théophane le Reclus nous rappelle également que «le péché n’atteint pas seulement l’âme, mais le corps également… Par conséquent, le malade, avant tout autre chose, doit s’empresser de se purifier des péchés et de se réconcilier dans sa conscience avec Dieu. Ainsi est frayé le chemin à l’effet bienfaisant des médicaments». Étant donné que la guérison mentionnée maintenant fut accomplie par le Sauveur à la piscine de Bézatha, où «l’ange du Seigneur descendait par intervalles dans la piscine», l’archange Michel est invoqué dans certains tropaires du canon des matines. La Sainte Eglise le mentionne comme celui qui guide pour «ceux qui sont dans l’erreur» et, en raison de notre paralysie spirituelle, l’implore: «demande (à Dieu) qu’Il nous éclaire».


Sermon du père Paul Tzvetkoff en 2024/2025