Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !
Le dimanche d’aujourd’hui nous conduit de Pâques vers la Pentecôte. L’Église vit déjà dans l’attente de la descente du Saint-Esprit. C’est pourquoi aujourd’hui nous faisons mémoire des Saints Pères du Premier Concile Œcuménique ainsi que des saints égaux-aux-apôtres Cyrille et Méthode.
Les Saints Pères ont préservé la pureté de la foi orthodoxe. Ils ne se sont pas réunis pour des disputes humaines ni pour le pouvoir. Ils ont défendu la vérité sur le Christ. Car si l’homme se trompe au sujet du Christ, il se trompe aussi au sujet du salut.
L’Église a toujours compris que la véritable unité ne se construit pas sur des compromis humains, mais sur la vérité de Dieu. C’est pourquoi les Saints Pères ont gardé la foi que l’Église a reçue des saints apôtres.
Mais il ne suffit pas de conserver la vérité. Il faut encore la transmettre aux hommes.
Et ici l’Église place devant nous les saints égaux-aux-apôtres Cyrille et Méthode.
Leur œuvre fut la continuation de la prédication apostolique. Ils ont donné aux peuples la possibilité d’entendre la parole de Dieu dans leur propre langue — non seulement avec l’intelligence, mais aussi avec le cœur.
Et de même qu’au jour de la Pentecôte les apôtres parlaient différentes langues afin que chaque peuple entende parler de Dieu, ainsi les saints Cyrille et Méthode sont devenus la continuation de cette Pentecôte pour les peuples slaves.
Aujourd’hui l’Église nous rappelle : la foi doit être gardée, la foi doit être vécue, et la foi doit être transmise aux autres.
Car le Saint-Esprit non seulement garde l’Église dans la vérité, mais Il aide aussi à porter cette vérité jusqu’au cœur de l’homme.
Il est plus facile de détruire que de construire. Il est plus facile de déformer la vérité que de la garder pure. Il est plus facile de se taire sur Dieu que de témoigner de Lui.
Mais les saints d’aujourd’hui nous rappellent que l’homme porte la responsabilité de la foi qu’il a reçue de Dieu.
Et si Dieu vit dans le cœur de l’homme — alors il y aura la lumière, la direction et la force d’aimer les autres.
Amen.
Archiprêtre Émilien

DIMANCHE DES SAINTS PÈRES
Les fondements de l’hérésie arienne étaient les suivants: «Il fut un temps où n’existait que Dieu le Père, qui créa une essence entre Lui et le monde, le Fils de Dieu». En un mot, l’hérésie reconnaissait le Christ, le Fils de Dieu, non comme Dieu, mais comme une essence intermédiaire créée, bien que plus parfaite que toutes les essences créées. Cette hérésie tire son nom de son fondateur, Arius, né en 256 en Lybie. Ordonné diacre par Pierre, évêque d’Alexandrie, Arius fut excommunié par son ordinant pour collusion avec une faction ecclésiastique locale, pénétrée d’aspirations schismatiques. Le successeur de l’évêque Pierre, Achille, reçut Arius dans la communion de l’Eglise et l’ordonna à la prêtrise. A la mort d’Achille, Arius pensait devenir son successeur, mais ce fut Alexandre, qui fut élu évêque d’Alexandrie. Arius accusa injustement Alexandre d’hérésie, alors que lui- même enseignait sa doctrine hérétique concernant le Fils de Dieu. L’évêque Alexandre s’efforça de raisonner le prêtre Arius, mais celui-ci resta inflexible. C’est alors qu’Alexandre excommunia Arius, qui trouva le soutien de plusieurs évêques et prêtres. Voyant que le mal se répandait, l’évêque Alexandre convoqua un concile d’évêques locaux en 320, qui confirmèrent l’excommunication d’Arius. En ce temps, celui-ci répandait partout son hérésie en Orient, à tel point que cette situation attira l’attention de l’Empereur Constantin, qui convoqua à Nicée, en 325, un Concile d’Evêques, qui devait devenir le 1er Concile Œcuménique. Selon l’historien ecclésiastique Socrate, «L’Esprit de Dieu établit l’accord des évêques», qui instituèrent le Credo de Nicée, exposant l’enseignement orthodoxe sur la Divinité de la Deuxième Personne de la Sainte Trinité – le Seigneur Jésus-Christ – et condamnant comme hérésie les réflexions blasphématoires d’Arius. L’enseignement orthodoxe des Saints Pères, ainsi que les Saints Pères eux-mêmes sont commémorés par la Sainte Eglise après l’Ascension, parce que celle-ci constitue une preuve irréfutable de l’union inséparable des deux natures dans le Christ, de la Divinité et de l’humanité. Dans ses hymnes, la Sainte Eglise chante:
«Célébrons fidèlement en ce jour, dans la piété, la mémoire annuelle des Pères théophores, rassemblés de tout l’univers en la cité illustre des Nicéens, ainsi que les assemblées des orthodoxes. Ils rejetèrent, dans un esprit de piété, le dogme athée de l’infortuné Arius, et exclurent conciliairement celui-ci de l’Eglise catholique, enseignant à tous à confesser clairement le Fils de Dieu consubstantiel et coéternel, existant avant les siècles».
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Sermons du père Paul Tzvetkoff enregistrés en 2022 et 2024