Обрезание Господне. Сверху образ свт. Василия Великого, память которого празднуется 14 января (н.с.)
Icône de la fête – Saint Basile le Grand est représenté dans la partie supérieure, sa mémoire est vénérée le 14 janvier A.D.

Huit jours après la naissance du Sauveur, ses parents le firent circoncire (Lc 2, 21), conformément à l’ordre donné par Dieu à Abraham au moment où Il lui promit d’établir une alliance éternelle avec lui et toute sa descendance : Et voici mon alliance qui sera observée entre Moi et vous : c’est-à-dire ta race après toi (…) quand ils auront huit jours tous vos mâles seront circoncis de génération en génération (Gn 17, 10-12). Celui-là même qui, par amour des hommes, a accepté de revêtir la nature humaine qu’il a créée, a poussé la compassion jusqu’à assumer celle-ci dans son état déchu et corrompu, sans toutefois se soumettre au péché. Par le retranchement de ce morceau de peau morte, symbole de la mortalité des hommes pécheurs, Lui, le Pur, le sans-péché, acceptait de recevoir le signe de la réconciliation qu’en tant que Dieu et Auteur de la Loi Il avait Lui-même instituée. Dès son arrivée sur la terre, Il se soumet humblement au précepte de la Loi, montrant ainsi que les figures obscures trouvent en lui leur accomplissement. Les quelques gouttes de sang qu’Il verse en ce jour sont le prélude du sang qu’Il va bientôt verser sur la Croix pour laver les péchés du monde et nous délivrer de notre condamnation ; c’est pourquoi, avec la circoncision du Seigneur, c’est en fait le mystère complet de notre Rédemption que nous commémorons. Aujourd’hui, par la circoncision du Second Adam, prend fin la circoncision charnelle de l’ancienne Alliance, et la Nouvelle et véritable Alliance, marquée par une circoncision spirituelle, est inaugurée par son sang. Le baptême chrétien constitue cette véritable circoncision spirituelle, ce signe de l’appartenance au peuple nouveau, non plus par le retranchement d’un morceau de peau morte, mais par l’affranchissement de la mort elle-même accomplie par la communion à la mort et à la Résurrection vivifiantes du Seigneur. Pour cette raison, saint Paul et les Apôtres se sont opposés avec énergie à ceux qui voulaient contraindre les convertis venus du paganisme à se faire circoncire (Act 15, 5-30 ; 1 Cor 7, 18-19 ; Gal 2, 6 et 6, 15). C’est en Lui (le Christ), dit-il, que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme (…) telle est la circoncision du Christ : ensevelis avec lui lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts (Col 2, 1 1-12). En effet dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision, mais seulement la foi opérant par la charité (Gal 5, 6). En mettant un terme au précepte de l’Ancienne Alliance par sa propre circoncision, le Christ nous appelait donc à la circoncision du cœur, au renouvellement spirituel, qu’Il avait déjà annoncé par ses prophètes (Jr 4, 4 ; Rm 2, 25-29). C’est également sous forme de prophétie que Dieu avait ordonné à Abraham de pratiquer la circoncision de la chair une fois accomplis les sept premiers jours de la vie de l’enfant, symbole de l’ensemble du déroulement du temps (Gn 1).

Le huitième jour figurait donc le passage au-delà du temps de ce monde de mort vers la vie éternelle, qui nous a été ouvert par la Résurrection du Seigneur le «huitième» jour de la semaine, lequel est également le premier et unique jour de la vie sans fin et sans changement. En étant circoncis le huitième jour après sa naissance, le Christ nous annonçait donc sa Résurrection et notre délivrance finale.

Conformément à l’usage, Joseph, en ce jour, donna à l’enfant le nom que l’Ange de Dieu lui avait indiqué à (Mt 1, 21 ; Lc 1, 31) : JÉSUS, c’est-à-dire Sauveur. Par ce seul nom était ainsi révélée sa mission sur la terre, ce pourquoi le Dieu éternel et Créateur s’est fait homme.

Le nom de JÉSUS résume et exprime tout le mystère de notre Salut. Plus qu’un mot conventionnel, il rend mystérieusement présente la Personne elle-même du Sauveur, dans toute sa puissance triomphante. Ainsi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus-Christ qu’il est SEIGNEUR à la gloire de Dieu le Père (Phil 2, 9-11).

Comme le montre d’innombrables exemples dans la sainte Écriture (Act 3, 6 ; 4, 7, 10, 30 ; 10, 43 ; 16, 18 ; 19, 13, etc.) et dans les Vies des saints, c’est par le Nom de Jésus invoqué avec foi que les miracles s’accomplissent, que les démons et les forces de la mort prennent la fuite, comme brûlés par le feu de sa divinité, conformément à sa promesse : Et tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai… (Jn 14, 13). C’est pourquoi, les chrétiens orthodoxes, témoins de ce Nom qui procure la Vie (Jn 20, 31), se doivent de tout faire au nom de Jésus : Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par Lui grâce au Père (Col 3, 17). En répétant sans cesse, en toutes circonstances et à chaque respiration la sainte prière : «Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi pécheur!» ce sera la Personne même de notre Seigneur qui habitera nos pensées, qui inspirera notre conduite, qui purifiera nos passions et qui, trouvant peu à peu une demeure stable dans notre cœur, fera alors resplendir en nous la Lumière divine de sa Face. La commémoration de la Circoncision, le huitième jour après la Nativité, est donc aussi la fête du saint Nom de Jésus et de la prière qui nous procure la grâce de son Esprit Saint.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

Le prénom même du chrétien témoigne de son entrée dans le Nouveau Testament ensemble avec Dieu. Le jour de la circoncision du Seigneur est aussi le jour de Son prénom. Et Il est appelé “Dieu” – d’après Son Père.

Tropaire de la Circoncision, tropaire ton 1

Sans changement tu assumas la condition humaine, étant Dieu par nature, Seigneur compatissant; pour accomplir le précepte de la Loi, tu as voulu subir la circoncision de la chair afin de dissiper les ténèbres et d’arracher le voile où s’enveloppent nos passions. Gloire à ton immense bonté, gloire à ta miséricorde, ô Verbe de Dieu, gloire à l’ineffable tendresse qui t’a fait descendre jusqu’à nous

На престо́ле огнезра́чнем в вы́шних седя́й со Отце́м Безнача́льным и Боже́ственным Твои́м Ду́хом, благоволи́л еси́ роди́тися на земли́ от Отрокови́цы Неискусому́жныя, Твоея́ Ма́тере, Іису́се, сего́ ра́ди и обрезан бы́л еси́, я́ко Человек осмодне́вный. Сла́ва всеблаго́му Твоему́ совету, сла́ва смотре́нию Твоему́, сла́ва снизхожде́нию Твоему́, Еди́не Человеколю́бче.


VIE DE SAINT BASILE LE GRAND

Saint Basile le Grand naquit à l’époque de l’empereur Constantin. Alors qu’il n’était pas encore baptisé, il passa quinze ans à Athènes, où il étudia la philosophie, la rhétorique, l’astronomie et toutes les autres disciplines séculières de son temps. Ses camarades d’école étaient Grégoire le Théologien et Julien, qui devait devenir plus tard Julien l’Apostat. Ayant atteint la maturité, il se fit baptiser dans le Jourdain, en compagnie de son vieux maître Eubule. Il fut évêque de Césarée, en Cappadoce, durant près de dix ans, et mourut à l’âge de cinquante ans. Grand défenseur de l’Orthodoxie, grande lumière de pureté morale et de zèle religieux, grand esprit théologique, grand bâtisseur et pilier de l’Église de Dieu, Basile a pleinement mérité son titre de « Grand ». Dans l’office établi pour sa fête, il est appelé « abeille de l’Église du Christ », qui apporte du miel aux fidèles tout en piquant de son dard les hérétiques. On a conservé d’innombrables ouvrages de ce Père de l’Église, de caractère théologique, apologétique, sur l’ascèse et les canons. Il y a aussi la Liturgie qui porte son nom. Cette Liturgie est chantée dix fois par an : le 1er janvier, la veille de la Nativité et de la Théophanie (sous réserve de certaines exceptions), tous les dimanches du Grand Carême (à l’exception des Rameaux), le Jeudi Saint et le Samedi Saint. Saint Basile quitta paisiblement cette existence le 1er janvier 379, pour rejoindre le Royaume du Christ.

(Tiré du « Prologue d’Ohrid » de St Nicolas Vélimirovitch, Tome I, L’Âge d’Homme 2009)


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