Avec gratitude envers Dieu et envers tous ceux qui ont été à nos côtés

Le 14/27 septembre 2026, notre Cathédrale de l’Exaltation de la Sainte-Croix de Genève a célébré avec une solennité particulière sa fête patronale — l’Exaltation de la Précieuse et Vivifiante Croix du Seigneur — ainsi que le 160ᵉ anniversaire de sa fondation.

Pour nous, membres du clergé et fidèles de la Cathédrale de Genève, ces journées ont été bien plus qu’une grande fête ecclésiale : elles ont été un temps d’action de grâce tout particulier envers Dieu.

160 ans, ce n’est pas simplement un chiffre.

Derrière ces 160 années se trouve toute une histoire de vies humaines.

Ce sont des milliers de Divines Liturgies et d’offices célébrés, des milliers de prières, d’actions de grâce et de demandes adressées à Dieu. Ce sont des milliers de personnes venues ici pour faire baptiser leurs enfants, se marier, se confesser, communier, accompagner leurs proches dans leur dernier voyage, demander au Seigneur son aide, sa consolation et sa bénédiction.

Des générations de personnes, aux parcours et aux circonstances de vie différents, ont franchi le seuil de cette église. Mais toutes étaient unies par un même désir : être proches de Dieu et trouver dans Son Église espérance et consolation.

Aujourd’hui, nous comprenons avec une particulière clarté que nous ne sommes pas les propriétaires de cette histoire : nous en sommes seulement les gardiens.

Ce que nos prédécesseurs ont construit, préservé et transmis nous est aujourd’hui confié. Notre responsabilité est de conserver ce patrimoine spirituel, de le faire fructifier et de le transmettre à nos enfants et aux générations futures.

Au cours de ces journées jubilaire, le Seigneur nous a accordé la joie particulière d’accueillir dans notre Cathédrale Son Éminence le métropolite Nicolas, Premier Hiérarque de l’Église Orthodoxe Russe Hors Frontières, venu à Genève à l’invitation de notre évêque diocésain, Son Excellence Mgr Irénée, évêque de Londres et d’Europe occidentale, et accompagné de l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Koursk.

Pour notre Cathédrale, cette visite a constitué une bénédiction particulière et une grande joie spirituelle.

Nous remercions de tout cœur le métropolite Nicolas pour sa prière, pour les offices qu’il a célébrés, pour sa parole spirituelle et pour sa présence parmi nous en cette année jubilaire.

Nous exprimons également notre profonde reconnaissance à notre évêque diocésain, Mgr Irénée, pour sa sollicitude paternelle envers notre Cathédrale, pour son affection envers la communauté de Genève et pour avoir permis, par son invitation, que nous puissions vivre ces journées particulières en présence du Premier Hiérarque de notre Église.

Nous remercions chaleureusement tous les évêques, prêtres, diacres et serviteurs de l’Église venus de différentes villes et de différents pays pour s’unir à nous dans la prière devant la Précieuse et Vivifiante Croix du Seigneur.

Nous adressons également notre profonde gratitude à nos chers fidèles, à nos amis, aux bienfaiteurs, aux choristes, aux membres de notre communauté et à tous les bénévoles qui ont participé à la préparation et à l’organisation de ces célébrations.

Merci à chacun de ceux qui ont contribué — par son temps, son travail, son offrande, sa prière ou simplement par sa présence.

Cette fête a été l’œuvre de tous.

C’est pourquoi nous voulons aujourd’hui dire à chacun : merci d’avoir été avec nous.

Nous remercions tout particulièrement tous ceux qui sont venus à la Cathédrale avec foi et amour, qui ont apprécié ce qui leur était offert et qui ont partagé avec nous cette joie.

Mais maintenant que les célébrations sont terminées, l’essentiel commence.

Nous sommes appelés à poursuivre la vie que cette Cathédrale a vécue pendant 160 ans : prier, servir, accueillir, aider, baptiser, unir les familles, consoler, rendre grâce à Dieu et transmettre la foi aux générations futures.

Que nos enfants voient cette Cathédrale non seulement comme un magnifique édifice historique, mais avant tout comme une maison vivante de Dieu, dans laquelle la prière s’élève depuis des générations.

Qu’ils sachent que leurs prédécesseurs ont prié ici.

Qu’ils prennent conscience de la responsabilité qui nous est aujourd’hui confiée par le Seigneur.

Et qu’un jour, à leur tour, ils puissent dire :

« Nous avons reçu cette église et cette foi de nos pères, et nous les avons préservées pour nos enfants. »

Aujourd’hui, nous rendons grâce à Dieu pour le passé, nous prions pour le présent et nous regardons l’avenir avec espérance.

Notre cher Premier Hiérarque retourne maintenant sur son siège à New York, accompagné de l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Koursk. Notre évêque diocésain retourne également auprès de son siège à Londres.

Nous leur disons :

À bientôt, chers Vladikas !
Merci pour ces journées, pour vos prières, pour votre amour et pour avoir été avec nous en cette année historique pour notre Cathédrale.

Et à vous tous, chers frères et sœurs, qui avez été à nos côtés, nous adressons encore une fois notre reconnaissance :

Merci !

Que le Seigneur vous garde, qu’Il fortifie vos familles, qu’Il bénisse vos travaux et qu’Il accorde encore de nombreuses années à notre Cathédrale de l’Exaltation de la Sainte-Croix — pour la gloire de Dieu, pour le bien de l’Église et pour le salut de tous ceux qui en franchissent le seuil.

Avec prière et reconnaissance,

Votre serviteur dans le ministère auprès de la Cathédrale de l’Exaltation de la Sainte-Croix,
l’archiprêtre Émilien Pochinok

avec mes confrères dans le sacerdoce et le service liturgique :

l’archiprêtre Pavel Tsvetkov,
le prêtre Antonios Barros,
l’archidiacre Dometian (Redko),
et le diacre Alexeï Soukharov.

Tropaire de l’Exaltation de la Croix, ton 1

Seigneur, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage; accorde aux chrétiens orthodoxes la victoire sur les ennemis et garde Ton peuple par Ta Croix.

Cette année marque le 160 ème anniversaire de notre cathédrale. La première pierre a été posée le 26 septembre 1863 (14 /9 selon l’ancien style), et trois ans plus tard, le 26/14 septembre 1866, l’église fut consacrée à l’Exaltation de la Sainte et Vivifiante Croix. Une plaque de marbre dans le narthex de la cathédrale de Genève commémore cet événement. Nous vous invitons à vous plonger dans l’ambiance festive en découvrant notre galerie de photos !

Reportage consacré à notre fête patronale sur le site du diocèse


HOMÉLIE DE SAINT JEAN DAMASCÈNE SUR LA CROIX

C’est pourquoi ce bois vénérable, véritablement digne de piété, sur lequel le Christ s’est offert lui-même pour nous, est adorable en tant que sanctifié par Son Saint Corps et par Son Sang; et aussi les clous, la lance, les vêtements, les lieux sacrés où Il a séjourné (la crèche, la grotte, le Golgotha salutaire, le Tombeau vivifiant, cet acropole de la Sion des Églises), et autres choses semblables. Comme le dit David, l’ancêtre de Dieu: «Nous entrerons dans Son tabernacle, nous adorerons au lieu où se sont tenus Ses pieds». La suite montre qu’il parle de la Croix : «Lève-toi, Seigneur, dans Ton repos». (Ps. 131, 7). La Croix est suivie de la Résurrection. Si nous affectionnons des choses qui nous sont chères comme la maison, le lit, le vêtement, combien plus celles du Dieu Sauveur, par lesquelles aussi nous sommes sauvés. Et nous adorons également le type de la Croix vénérable et vivifiante, même tirée d’une autre matière: nous ne vénérons certes pas la matière, mais le type, qui est le symbole du Christ. Il a dit en effet à Ses propres disciples comme s’Il leur léguait Son testament : «alors apparaîtra le signe du Fils de l’homme dans le ciel». (Mat. XXIV, 30), voulant parler de la Croix. C’est pourquoi aussi l’Ange de la Résurrection dit aux femmes : «Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié». Il y a beaucoup de christs et de Jésus, mais il y en a un seul crucifié. Il ne dit pas: percé d’une lance, mais crucifié. Il faut donc adorer le signe du Christ, car là où est Son signe, Lui y est aussi. Quant à la matière dont on a fait l’image de la Croix, quoique la pierre ou l’or soient dignes de respect, il n’y a pas à adorer une fois l’image détruite. Nous adorons donc tout ce qui est consacré à Dieu, en reportant sur Lui la piété. Le Bois de Vie, celui que Dieu planta au paradis, a préfiguré cette Croix vénérable, car la mort étant venue par le bois, il fallait que par le bois fussent données la Vie et la Résurrection; Jacob le premier, en se prosternant devant le sommet du bâton de Joseph, a réalisé l’icône de la Croix et de même, en bénissant ses enfants avec ses mains croisées, il a très clairement désigné le signe de la Croix. Le bâton de Moïse frappa la mer comme une croix et sauva Israël en plongeant Pharaon dans l’abîme; ses mains étendues en croix faisaient fuir Amaleck; le bois adoucit l’amertume de l’eau, il fissure la pierre et en fait sourdre l’eau. Le bâton d’Aaron lui assure la dignité du sacerdoce. Le serpent a été élevé sur le bois, quoique mort, et le bois sauvait ceux qui regardaient avec foi à l’adversaire mort, comme le Christ qui dans la chair du péché a été cloué au bois sans qu’Il ait connu le péché. Le grand Moïse déclare: «Vous verrez votre vie pendue au bois devant vos yeux». (Deut. XXIIX, 66) et Isaïe: «Tout le jour j’ai étendu mes mains vers un peuple incrédule et discuteur». (Is. 55, 2). Nous qui adorons cela, puissions- nous trouver part auprès du Christ crucifié.

Amen.


Tiré de notre archive

Sermon de l’Évêque diocésain, Monseigneur Irénée, Évêque de Londres et d’Europe occidentale, le jour de la fête de la paroisse en 2022 (en russe et en français)