
Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, la Sainte Église célèbre la manifestation de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan.
Cette icône fut découverte après un terrible incendie, alors que les habitants pensaient que tout était perdu. Mais c’est précisément à ce moment-là que la Mère de Dieu a montré que, là où l’homme voit une fin, le Seigneur peut donner un nouveau commencement.
Les siècles ont passé. En 1904, l’icône miraculeuse de Kazan fut volée et, depuis lors, elle est considérée comme perdue. Pourtant, quelque chose d’étonnant s’est produit : l’icône a disparu, mais la Mère de Dieu n’a pas abandonné les fidèles. Son amour ne peut pas être volé. Son intercession maternelle ne peut pas nous être enlevée.
Il en va souvent ainsi dans notre vie. Nous perdons la santé, les forces, des êtres chers, parfois même la paix du cœur. Mais si nous ne perdons pas la foi, le Seigneur ne nous abandonnera jamais.
Aujourd’hui, dans notre église, prient des personnes de différentes nationalités et de différentes langues. Mais devant la Mère de Dieu, nous sommes une seule famille. Nous ne sommes pas venus ici pour raviver les divisions, mais pour prier ensemble ; non pour nous juger, mais pour nous aimer ; non pour nous disputer, mais pour demander au Seigneur la paix — dans nos cœurs, dans nos familles et dans le monde entier.
Je voudrais que chacun de nous retienne aujourd’hui une pensée toute simple :
« On peut voler une icône. Mais on ne peut pas voler l’amour de la Mère de Dieu pour ses enfants. »
Restons donc fermement attachés au Christ, tournons-nous plus souvent vers la Très Sainte Mère de Dieu dans la prière et gardons la paix dans notre cœur.
Que la Très Sainte Mère de Dieu nous couvre tous de sa sainte Protection, qu’elle nous affermisse dans la foi, nous accorde l’espérance et l’amour, et conduise chacun de nous vers le Christ.
Amen.
Archiprêtre Émilien
21.07.2026